Metro, ou la méthode Maslow : comprendre ce dont on a besoin au lieu de copier ce qui existe
La brochure de Metro résume en une phrase la façon dont Louis Maslow a bâti l'entreprise : au lieu de copier ce qui se trouvait sur le marché, il a cherché à comprendre ce dont le marché avait besoin. Le besoin, c'était déplacer et stocker des choses dans des lieux qui n'ont rien en commun, des cuisines de grands hôtels aux usines d'avions, des hôpitaux aux centres de recherche, des boutiques aux maisons. La réponse fut un système de montants et de tablettes en fil d'acier, conçu au milieu du siècle dernier et toujours fabriqué par InterMetro Industries à Wilkes-Barre, en Pennsylvanie, avec la même exigence : une qualité que personne ne discute, et une innovation qui part du problème.
Pour une agence, une boutique ou un bureau en France, la méthode se lit dans le produit : une tablette ajourée qui ne retient pas la poussière, un montant qui se règle sans outil, des finitions choisies selon la pièce, chrome, Metroseal, inox ou noir, des accessoires qui font d'une travée un plan de travail ou une vitrine. Les familles s'appellent Erecta et Super Erecta ; derrière elles, les rayonnages en polymère MetroMax, les systèmes muraux et sur rails, les chariots. La Mercanti livre Metro en France, configuré sur le plan et accompagné des données du fabricant. Quatre-vingt-dix ans plus tard, la question de Maslow reste la bonne : de quoi la pièce a-t-elle besoin ?