Vous avez déjà une idée ?
Conditions dédiées aux entreprises, professionnels et bureaux d’études
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Chez ICF, la phrase tient en une ligne : ce que l'on voit est la façon dont le siège fonctionne. Sur la Void Chair, le cadre périphérique en aluminium, la double membrane textile et les points où elle s'accroche au cadre restent lisibles, de face, de profil et de dos. C'est une manière rare de dessiner un siège opératif à membrane : la logique de construction n'est pas dissimulée, elle devient le langage du siège.
Dessinée par Khodi Feiz, la Void relève de ce qu'ICF appelle une approche architecturale minimaliste : un cadre porteur, une double membrane textile suspendue dedans, et c'est tout. Tendue, la membrane donne à l'assise et au dossier leur forme en trois dimensions ; elle porte le corps par tension et élasticité et répartit la charge, sans mousse. Sur les images publiées par ICF, la membrane transparente laisse même apercevoir le cadre au travers.
La même construction sert à celui qui travaille au bureau, sur piètement pivotant, à celui qui participe à la réunion, sur piètement fixe, aux côtés des fauteuils de réunion, et à celui qui reçoit, dans la configuration qu'ICF appelle executive ; elle peut aussi servir à celui qui attend. Membrane nue, Soft Pad fin ou revêtement complet, dossiers et accoudoirs de plusieurs types : les versions réellement commandables suivent le programme définitif d'ICF. La Mercanti fait tourner la Void devant le client, dos compris, parce qu'une assise qui ne cache rien se choisit en la regardant de tous les côtés.
Indiquez-nous les finitions que vous souhaitez évaluer
À donner un troisième registre au même siège. ICF décrit la membrane structurelle comme la forme la plus essentielle de la Void, puis deux options : un Soft Pad fin et une interprétation entièrement revêtue, qui offrent des qualités tactiles et visuelles différentes. Le Soft Pad demeure mince : il ajoute du contact et de la matière sous la main sans transformer le siège en fauteuil rembourré, et la construction en dessous ne change pas, cadre porteur et double membrane tendue. C'est l'option de celui qui trouve la membrane nue trop graphique, sans vouloir renoncer à sa légèreté.
À quatre endroits à la fois, et c'est révélateur. Dans son catalogue en ligne, ICF classe la Void parmi les sièges de travail, mais la fait apparaître aussi sous les fauteuils de direction, sous les sièges de réunion et sous les sièges polyvalents. Le fabricant ne la considère donc pas comme un siège opératif qui s'égarerait ailleurs, mais comme une famille dont chaque membre a sa place : à la table de travail, derrière le bureau du dirigeant, autour de la table de réunion, dans un espace qui reçoit. Pour un projet, une seule famille peut donc traverser plusieurs pièces sans changer de langage.
Elle le laisse bouger, et c'est même ce qu'ICF met en avant : la double membrane textile suspendue dans le cadre offre, selon le fabricant, confort, élasticité et liberté de mouvement. Le confort naît d'une tension contrôlée, d'une élasticité et d'un mouvement, pas d'une forme figée dans la mousse. Concrètement, la surface répond quand on se penche, quand on se tourne vers un collègue, quand on change d'appui au cours d'une longue journée. Pour quelqu'un qui passe ses heures de bureau assis, c'est une sensation très différente de celle d'un dossier qui attend qu'on s'y cale.
C'est précisément la proposition de la Void. ICF écrit que sa structure définit un volume généreux sans le remplir : le cadre trace l'enveloppe de l'assise et du dossier, et c'est une surface textile tendue, non un bloc de mousse, qui s'adapte au corps et répartit la charge. Le volume est donc bien là, il se remarque de loin, mais il est fait d'air et de tension. Pour l'utilisateur, la différence se sent au premier contact : on est porté plutôt qu'enveloppé. Pour celui qui aménage, elle se lit dans la pièce : un siège ample qui n'alourdit pas l'espace.
C'est la question d'ICF, presque mot pour mot, et la Void est sa réponse : le moins possible. Une structure minimale définit le volume, une membrane textile autoportante produit le confort par tension, élasticité et mouvement, et le résultat est une famille d'assises légères et ouvertes, dans laquelle ICF veut que l'espace vide compte autant que la matière. Pour le lecteur qui compare, la conséquence est simple : ici, le confort ne s'achète ni au poids ni à l'épaisseur du rembourrage, il se juge en s'asseyant.
ICF déclare la Void pour le home-office et pour les intérieurs résidentiels. Cinq repères pour la faire entrer dans une pièce de la maison, en partant des faits qu'ICF a publiés et de ce que montrent ses images.
Dans une pièce de la maison, la Void ne se cache pas contre un mur : ICF la déclare pour le home-office comme pour les intérieurs résidentiels, et sa construction, cadre, toile tendue, points d'attache, se lit de tous les côtés. ICF l'inscrit d'ailleurs dans les environnements résidentiels autant que professionnels ; c'est un siège de bureau qui accepte d'être vu quand on n'y est pas assis.
ICF propose la Void avec des piètements fixes ou pivotants. Les deux sont déclarés pour la même structure ; ce qui tranche, c'est si la chaise doit tourner ou rester en place. Les images d'ICF montrent des bases à quatre pieds, en chevalet et à roulettes ; le programme définitif dira lesquelles se commandent.
Trois revêtements pour la même construction : version nue, Soft Pad fin, version entièrement revêtue. ICF présente les trois comme des options de design posées côte à côte, sans en réserver une à la maison. ICF indique que ces options changent le toucher et l'aspect, pas la façon dont le siège porte le corps.
ICF le formule ainsi : la Void peut appartenir à des cadres professionnels, résidentiels et d'hospitalité tout en conservant son identité. Pour qui partage ses journées entre l'entreprise et la maison, le même siège peut équiper le poste de l'entreprise et le coin bureau de la maison, avec un dossier ou un piètement différent selon la pièce, sans que l'un ait l'air d'une copie de l'autre.
Pour la version nue, le guide des matériaux d'ICF indique l'aspirateur ou une brosse souple non métallique ; pour les taches, de l'eau avec un détergent, un rinçage abondant, un séchage à l'air. Pour le tissu : aspirateur avec embout textile, jamais de brosse, détergent à sec sur la tache, jamais d'eau. Le cadre en aluminium se contente d'un chiffon doux, d'eau et de savon neutre, sans solvant ni alcool.